
Un bon portrait ne montre pas seulement un visage : il suggère une personne. La différence se joue souvent avant le déclenchement, dans la qualité d’attention que l’on porte à son sujet.
Je travaille le regard autant que la lumière. Un regard qui fuit l’objectif n’est pas un échec : c’est parfois l’image la plus juste. Mon rôle est de créer les conditions pour que cette justesse apparaisse, puis de la reconnaître quand elle se présente.
Le cadrage, enfin, est un acte d’édition. Choisir ce que l’on exclut compte autant que ce que l’on garde. Un portrait épuré, où respirent le vide et la matière, vieillit mieux qu’une image saturée d’intentions.
